Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 16:30

gda3j1ot.jpg

 

 

 

 

 

Les fruits charnus des micocouliers

S'éparpillent dans les escaliers

Qui mènent à la plage.

Leur tronc cannelé et large

Laisse présumer de leur grand âge.

Le mistral a chassé l'orage

Et la mer folle de rage, verte

Vient jeter des algues luisantes

Sur le rivage de la plage déserte,

Dans un va-et-vient de dentelles froufroutantes.

 

Sur le sable jonché de pommes de pin

Dédaignant les pignons englués de résine,

Les mouettes lissent leur plumage;

Tandis que Monsieur Bernard l' hermite

Se terre au fond d'un coquillage.

 

Dépitées d'avoir raté le mets dont elles raffolent,

Les rieuses tournoient comme des chasseurs d'élite,

Afin de repérer un quelconque rongeur

Dans un envol de cris sonores.

Bredouilles, elles s'en vont picorer à contre coeur,

Non résignées à jeûner jusqu'à l'aurore,

Les petites baies bleutées de la myrte

 

Le goéland juché sur le rebord de la falaise,

Où pousse la carline et le chardon

Immobile, comme une gargouille sur une cimaise

Scrute la mer d'un bleu-gris « céladon »

Hélas pas le moindre poisson!

 

 

Par un cri strident, il donne alors l'alarme

Et voilà que trois autres laridés arrivent en renfort.

Dans une ahurissante cacophonie, ce téméraire quatuor,

Bravant les embruns, surfe sur les lames

En direction du port.

 

Sans doute vont-ils chiner parmi les détritus

Répandus sur les quais par la tempête,

Décidés mordicus

A trouver quelques aligochètes.

 

 

 

Par LilasMartin - Publié dans : Ecriture, poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 00:08

 

Par LilasMartin
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 15:32

4103-1

 

 

 

Que me vaut l'honneur de votre présence?
Si le hasard a croisé nos chemins,
Sachez qu'une cruelle indépendance
M'empêche de croire aux lendemains...
Mon coeur ignore les tourments de l'amour,
Je ne suis qu'un baladin,
Frivole, mutin,
Je ne pense qu'aux plaisirs
Que m'offrent les habiles catins...
Je m'abreuve sans soif à leurs désirs,
En libre troubadour.

Point ne m'émeut le sort des belles apeurées
M'avez-vous cru un instant fidèle?
Je vous ai désiré comme un fruit défendu.
Je ne supporte donc de vous voir affligée
Je vous préférais rebelle
Quand je vous ai mordue...

Ah!Le charme envoûtant d'une découverte,
D'une chasse éperdue pour tendre ses filets
Prendre le nectar, une seule fois s'en repaître,
Chercher une autre saveur que l'on n'a pas goûtée.

Certes vous avez un charme que rien ne dément
Je ferais peut-être une exception,
Si d'aventure...
Pour faire bonne figure... Dans les salons...
Je n'aurais rien à me mettre sous la dent.

Vos sentiments pour moi se sont-ils rabougris?
Je vois sous le rideau de vos cils épaissis
Que le gris de vos yeux soudain a pâli.

Troublante vérité que celle que je confesse?
Jamais je ne m'attache à une paire de fesses!


Pardonnez-moi ce franc parler,
Trêve d'acides confessions, je vais vous éclairer...
Je voulais faire sensation, pour vous éloigner...
C'est que d'un gentleman je n'ai que l'apparence.
Vous perdrez votre éclat à force de souffrances,
Je vous tire ma révérence, je vous déclare à genoux:
 Je ne peux m'offrir une perle si rare
Suspendue à mon cou.

 

masque-venise

Par LilasMartin - Publié dans : Ecriture, poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 14:07

 

 

 

En ce doux mois de Septembre

Le soleil distrait barguigne,

L'horizon pastel se cambre,

Et je vois, baignée dans l' ambre,

La vigne.


Que j'aime humer doucement

L'haleine sucrée de la brise!

Ici miraculeusement,

La rose côtoie le sarment,

exquise.


Là, je devine de la restanque

La roche ocrée de la calanque

La cime des pins jaunissante

Sous la caresse décoiffante

du mistral

 

Monte jusqu'à l'heure violette,

L'unisson du chant des cigales,

Et l'on trinque à la fenouillette,

Au rituel de la triplette,

ancestral

 

Un murmure se mêle soudain,

Au chant d'un oiseau migrateur,

Ils suivent les agriculteurs,

Qui repoussent de leur tracteur,

L'andain

 

Cet instant est intemporel

Dans un recoin de mon enfance,

Les souvenirs font affluence,

Immortels,

 

Toute région a son élégance

Et je n'ai point de préférence,

Aux mille paysages de France

Seul,

Mon coeur sait combien ma Provence

est belle

 

 

Par LilasMartin - Publié dans : Ecriture, poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 17:44

 

                            Des ouvriers alpinistes

                            slaloment entre les coffrages

   Au grand dam des urbanistes

  Désertent les échafaudages


Comme cette épeire trapéziste

Suspendue dans les roseaux

Dentellière équilibriste

Habile comme un fuseau


Dans un ballet hétéroclite

Telle une pluie d'aérolites

De juvéniles calamites

Imbibés de chloropicrine

S'écrasent comme de la gélatine

 

Des batraciens troglodytes

Recouverts de calamine

Pataugent dans la barbotine

Issu du monstre dolomite


Voilà que la foudre éclate

Ouvrant le toit du gratte ciel

Il fume comme le cratère

D'un volcan artificiel

Et projette de l'oxalate

En giboulées meurtrières


Bufo Bufo le patriarche

Dans sa tenue de camouflage

a investi la bétonnière

Comme un char d'assaut

Cahotant dans les ornières

Jusqu'à l'immense marécage


Où ses frères ont fait naufrage

Capitaine dans son vaisseau

Ce faux guerrier bravache

A lui tout seul fait banco

Et s'évertue sans relâche

A boycotter le chaos


Quinze jours plus tard

Des milliers de têtards...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par LilasMartin - Publié dans : Ecriture, poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

poésie

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Texte Libre

Derniers Commentaires

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus