Au-dessus de la balustre
Un peu terni par endroits,
Toujours de guingois
Tu réfléchis depuis des lustres!
Héritage ancestral
Oracle fourbe et trompeur
Baroque et sentimental
Indomptable séducteur
Tu gommes mes éphélides
Et donne à mon teint
Des reflets de satin
De l'opale sur mon sein...
Parfois m'ôte une ride
Dans un traitre demi-jour
Tu détends mes paupières
Fait chanter la lumière
Comme font les troubadours
Mais vois-tu je suis lasse
De tes farces de galantin
Et de ton reflet d'étain
Au charme voluptuaire
Tandis qu'entrent dans ma chair
Les lames du temps qui passe...
Mon coeur et mon corps
Dans les prunelles
Aux doux éclats d'or
De celui qui m'aime,
Dansent encor'
Il n'est point de carême
Et cette douce flamme
A figé dans mon âme
Son empreinte éternelle.
"Ce qu'il y a de terrible dans le fait de vieillir, ce n'est pas d'être vieux mais de rester jeune."(Oscar Wilde)
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